Artist statement,
Diane Antille

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The work of collaborative duo Barbezat-Villetard takes over physical – and mental – territories, arranging objects or setting up installations that temporarily graft themselves to the given space, whether it be the exposed beams of a castle, open waters or the picture rails of a museum. The environment they choose becomes a laboratory, a testing ground that takes shape through the presence of formal details. The addition of manufactured materials (Plexiglas, neon), living materials (plants, flowers) and evolving substances (steam, air) exposes and offers a three-dimensional view of the angular manifestations, geometric patterns and architectural accidents that are to be found in the given space. The resolutely minimal, though sometimes radical, intervention by this Franco-Swiss duo is not intended to serve as a declaration of form. By reducing, extending and ablating shapes, sections, perspectives and volume, they create remote spaces, both real and imaginary. The duo deploys a geometric compendium reminiscent of the formal chemical and biological nomenclatures that allows them to play with the boundaries between the inside and outside, the visible and the invisible. In doing so, they offer the viewer a new perception of space, enabling him to truly modulate his environment. In the worlds of Barbezat-Villetard, a single step can uncover a new architectural framework, which in turn generates a subtle social, cultural, historical and geographical mise-en-abyme. The landscapes they redraw are as sweeping as they are untamed, as tiny as they are aseptic, and renders the, albeit fragile, perception of spacetime intervals possible.


december 2016




Démarche artistique,
Diane Antille

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Le duo Barbezat-Villetard investit des territoires d’abord physiques, ensuite mentaux. Il met en espace des objets ou des installations qui se greffent de manière éphémère aux poutres d’un château, aux eaux de la mer ou aux cimaises d’un musée. L’environnement choisi devient un laboratoire, un terrain d’expérimentation qui reprend corps à partir de détails formels. Permanences angulaires, motifs géométriques et accidents architecturaux sont ainsi révélés en volume par l’usage de matériaux manufacturés (plexiglas, néon), vivants (plants, fleurs) ou évolutifs (vapeur, air). L’intervention toujours minimale et souvent radicale du duo franco-suisse n’a pas pour finalité la citation formelle. Par la démultiplication, l’extension ou l’ablation de formes, de coupes, de perspectives et de volumes, il engendre des espaces hors-champ réels et imaginaires ; par un répertoire géométrique qui évoque une nomenclature formelle de nature chimique ou biologique, il joue sur la frontière entre le dehors et le dedans, le visible et l’invisible. Une perception de l’espace renouvelée s’offre dés lors au regardeur qui devient le véritable modulateur de son environnement. Dans les mondes de Barbezat-Villetard, un pas peut conduire à percevoir une nouvelle ossature architecturale, elle-même conduisant à une discrète mise en abîme sociale, culturelle, historique ou géographique. Les paysages tantôt vastes et sauvages, tantôt infimes et aseptisés qu’il redéfinit, ouvrent ainsi des intervalles spatio-temporels à la captation fragile.


décembre 2016